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[Kaizer Chiefs] Grand saut vers l'inconnu.

on Tue 7 Mar - 5:24
Après quelques échanges sur mon précédent sujet, je me permets d'en ouvrir un nouveau pour (enfin) lancer ma partie et tenter de vous la rapporter du mieux que possible.

Les paramètres choisis sont les suivants :

* Update du forum V5.
* Base de données moyenne.
* Championnats sélectionnés :

- Afrique du Sud (deux divisions)
- Allemagne (deux divisions)
- Angleterre (trois divisions)
- Belgique (deux divisions)
- Espagne (deux divisions)
- France (trois divisions)
- Inde (une division)
- Indonésie (une division)
- Italie (deux divisions)
- Pays-Bas (deux divisions)
- Portugal (deux divisions)
- Singapour (une division)
- Suisse (deux divisions)

En évitant de démarrer dans un bon championnat, l'objectif est de laisser les perles rejoindre des clubs et devenir inaccessibles sans un gros chèque. Honnêtement, je ne sais pas combien de temps je pourrais jouer cette partie. C'est la première fois de ma vie que j'officie dans un championnat hors Europe, donc je choisis peut-être un peu la facilité en coachant les Kaizer Chiefs, mais je doute que leur attractivité ne me permette un gros recrutement. Je verrais sur le long terme.
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Re: [Kaizer Chiefs] Grand saut vers l'inconnu.

on Tue 7 Mar - 5:27
Prologue - Première partie : Grand saut vers l’inconnu.

Le nez collé au hublot, tout se bouscule dans ma tête. Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que j’accepte de suivre cet abruti, qui s’est autoproclamé mon agent, à l’autre bout du monde ? Un visa en règle, un billet d’avion, fort heureusement à ses frais, et un trajet qui doit me mener sur un autre continent. Il fallait vraiment que je sois extrêmement motivé pour en arriver à cette extrémité. Ou terriblement désespéré. Ouais, ça doit être ça.

A vrai dire, je pense que je n’ai toujours pas digéré mon départ de Millwall. J’ai quand même toujours tout donné pour ce club, préparateur, recruteur, coach de la réserve. Tout ça pour qu’on me lourde sitôt mon contrat terminé ? Belle forme de reconnaissance, vraiment merci. J’aurais pu me cogner un job de recruteur ou en réserve dans n’importe quel club du trou du cul des basses divisions, c’était amplement dans mes cordes. Mais était-ce vraiment ce que je voulais ?

David me connaît mieux que quiconque, il n’est pas l’un de mes amis les plus chers pour rien. On partage ce même amour pour le football, à des degrés différents : là où j’aime avoir un contact, même éloigné, avec les terrains, lui préfère placer untel  ici et la en touchant au passage une petite commission. Et on partage également les galères, vraisemblablement. Je n’ai jamais réussi à réellement trouver de point de chute convenable, jusqu’à mes six ans à Millwall. David a réussi à placer un mec à Portsmouth une fois, et ce type lui a tourné le dos immédiatement après pour s’engager avec un vampire spécialisé du milieu. On est deux beau gros paumés, quoi.

Pourtant, quand il m’a téléphoné pour me dire qu’il avait démarché plusieurs clubs en mon nom, j’admets que j’aurais pu m’attendre à tout sauf à ce qui allait sortir de sa bouche. Je pensais vraiment qu’il m’avait trouvé un poste dans un club de Conférence, c’était assez bas pour qu’on m’engage sans que je ne me plaigne d’un salaire à quatre chiffres. Et encore. Pourtant, ce connard a réussi à me convaincre de préparer ma valise pour le rejoindre au consulat… de l’Afrique du Sud. Je ne connais rien à ce pays, tout comme je connais très peu de choses sur le continent africain en règle générale.

« Arrête de faire cette tête putain, tu me saoules. »

« T’es conscient de ce que tu me fais faire, David ? »

« Sérieux, tu crois vraiment que j’ai rien à d’autre à foutre que de te payer un visa et un billet pour Johannesburg si je n’avais pas un minimum de garanties ? »

« Ce n’était pas toi qui avait trainé un pauvre type en voiture jusqu’à Manchester pour des essais avant que les secrétaires ne te rient au nez ? »

« Ferme ta gueule. Dors, tu me briseras moins les noix. »

J’admets qu’il a réussi à m’arracher un sourire. Il a l’insulte amicale facile, pourtant quand il s’énerve il devient une vraie boule de nerfs qu’il ne faut pas trop titiller sous peine de grosses conséquences. Ca lui a déjà fermé quelques portes, et quelques petits clubs anglais l’ont placé comme persona non grata. Pas mal pour un petit agent indépendant. Dans le fond, il avait malgré tout raison. Je ne le crois pas capable de m’entraîner jusque là-bas s’il n’y avait pas quelque chose d’un minimum intéressant qui nous y attendait. Pourtant, je n’arrive pas à m’imaginer impliqué dans le football si loin de chez moi.

Toutes ces interrogations ne me mèneront de toutes manières nulle part, et mon cher ami m’a fait une suggestion plus qu’intéressante. Sauf que tout se bousculait dans ma tête. J’étais vraiment en train de faire une putain de connerie. Sérieusement, j’étais dans un vol pour l’Afrique du Sud. Je vais foutre quoi dans un pays où je ne connais absolument rien ? C’est vraiment dingue, comment j’ai pus me laisser embarquer dedans…

Durant les longues heures que durait ce vol m’emmenant vers l’inconnu le plus total, les chansons défilaient dans mes oreilles, mon lecteur étant en lecture aléatoire. Et il fallait qu’un passage particulier résonne dans mon esprit, comme un rappel.

« J’ai discuté avec la vie et puis, ce qu’elle m’a appris c’est qu’on regrette moins d’être monté dans l’train, que de n’pas l’avoir pris »

Fallait-il vraiment que je considère tout ça comme une idiotie sans même avoir essayé de comprendre ce qui m’attendait là-bas ? A l’avenir de me le dire, je ne peux de toute manière pas sauter en cours de vol. Autant essayer de dormir un peu, si mon esprit daigne me foutre un peu la paix…

[Une petite explication : pour ceux qui connaissent (et les autres), le passage de la chanson qui perturbe Andy est un extrait de « A mon retour », de Big Flo et Oli, chanson sortie il y a deux ou trois ans. Il y aura des anachronismes dans la story, c’est une évidence vu que je ne pourrais pas tout faire correspondre avec la période à laquelle démarre la partie.

Pour expliquer clairement, j’utiliserais la temporalité du jeu (2003 au démarrage), mais une majorité des éléments, intervenants, et autres détails seront ceux de notre période actuelle. Je m’explique probablement super mal, mais j’espère que si vous vous laissez tenter à lire de temps en temps, vous comprendrez où je veux en venir…]

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Re: [Kaizer Chiefs] Grand saut vers l'inconnu.

on Tue 7 Mar - 5:28
Prologue – Suite et fin : Kaizer Motaung

Finalement, c’est David qui m’a réveillé une fois que l’appareil s’est stabilisé sur la piste de l’aéroport international Olivier Reginald Tambo. J’ai mis du temps à sombrer dans le sommeil, mais quand je me suis assoupi ce fut la bonne. J’ai même fait un rêve étrange où je me retrouvais propulsé entraîneur d’une équipe inconnue en plein milieu d’un championnat tout aussi obscur à mes yeux de pauvre Anglais. Avant de me rendre compte que tout ceci n’était pas qu’un rêve, mais bien la réalité. Bon, je n’étais pas encore entraîneur, mais si on était là ce n’était clairement pas pour cueillir des champignons…

Les formalités administratives rapidement passées, nous avons eu la surprise d’être accueillis par un homme portant une pancarte à nos deux noms « Rodwell – Matthews ». Je n’ai pu retenir un petit rire à l’image de ce système qu’on ne trouve presque plus nulle part de nos jours.

« T’as vu, à peine arrivé que nous sommes déjà des stars ! »

Toujours le mot pour rire, j’ai toujours dis que les gens de Manchester avaient un humour à part. Après une brève discussion, nous apprenons que cette personne est envoyée par le club avec lequel David et moi devons discuter. Fort heureusement, une bonne partie de la population parle anglais, ce qui est un avantage indéniable pour moi qui ne maîtrise que cette langue et le français, héritage de ma mère. Une fois dans le véhicule destiné à nous mener au siège du club, une belle berline noire aux vitres fumées me donnant l’impression d’être une rockstar, le paysage défile. Loin des idées reçues que nous pouvons avoir sur les villes africaines, le développement est assez impressionnant dans la capitale sud-africaine.

Pourtant très vite, le luxe de la capitale laisse la place à un décor plus triste. Un enchaînement de divers décors, certains quartiers paraissant un peu huppés côtoient non loin de véritables bidonvilles. Soweto, pour South Western Township, à une quinzaine de kilomètres de Johannesburg. Ca se rapproche déjà plus des idées, clichées, que j’avais du pays avant d’y venir. Pourtant, il ne faut jurer de rien, certains très bons joueurs sortent d’Afrique, et même d’Afrique du Sud. Je connais McCarthy de Porto, Fortune de United et y’a un gamin à l’Ajax, Pienaar. Pour autant, j’ai l’impression qu’ici comme au Brésil, le football est plus un réel espoir de vie meilleure. Je me demande vraiment ce qu’on est venu foutre ici.

Le transport fut plus court que ce que j’avais pensé, et nous étions déjà arrivés devant le complexe sportif. J’ai du tordre le cou aux images préconçues que j’avais dans la tête : les terrains d’entraînement, malgré la chaleur, étaient superbes, la qualité du matériel était appréciable même de loin, vraiment de magnifiques installations pour un club basé dans un tel endroit. Faudrait que j’arrête de parler de ce lieu comme du pire coupe-gorge du monde. Même si certains décors traversés il y a peu continuent de ne m’inspirer que peu confiance.

Un homme, propre sur lui, nous attendait devant les grilles du complexe. Notre chauffeur eu la décence de nous avertir qu’il s’agissait du manager général de l’équipe et frère du président et fondateur. Les histoires de famille, dans le milieu du football, ce n’est pas toujours ce qu’il y avait de mieux. Une franche poignée de mains vint nous notre premier contact avec un représentant direct du club dont je découvre enfin le nom que David m’a caché durant tout le trajet : les Kaizer Chiefs.

Une visite improvisée du centre d’entraînement, gentiment proposée par notre guide du moment, n’était pas pour me déplaire. Vraiment de belles installations, il y avait de quoi faire du bon boulot si, d’aventure, je venais à m’engager ici. Finalement, la porte du bureau du boss se présenta à nous. Sobrement, une plaque était fixée sur la porte : Kaizer Motaung, chairman.

Je n’eu pas à attendre très longtemps après avoir frappé à la porte pour que nous soyons invité à entrer. L’endroit était conforme à ce que j’avais imaginé : un beau bureau siégeait au milieu, de nombreux maillots ornaient les murs et une grande vitre semblait donner sur le camp d’entraînement. Derrière le meuble de bois, installé sur un confortable fauteuil en cuir, se trouvait l’homme que nous étions venus rencontrer.

Ce dernier se leva rapidement avant de venir à notre rencontre. La poignée de mains que j’échangeais avec lui était ferme, stricte, professionnelle.

« Kaizer Motaung, enchanté monsieur Rodwell. »

« De même, monsieur. »

Il tourna rapidement la tête vers mon accompagnant, lequel souriait déjà en coin avant de serrer à son tour la main tendue.

« On se connait déjà, monsieur Matthews. »

Un simple hochement de tête de David vint mettre un terme à ces rapides présentations. Au moins, il ne m’avait pas menti en me disant qu’on ne venait pas pour rien puisqu’on avait déjà droit à une entrevue avec le grand patron. Au cours de cet entretien, nous avons longuement parlé de beaucoup de choses. De football, principalement, mais également du mode de vie en Afrique du Sud, en Angleterre ainsi qu’aux Etats-Unis, où monsieur Motaung a exercé en tant que joueur à la fin des années soixante. C’est d’ailleurs d’une équipe où il a joué qu’il a tiré le nom du club qu’il avait fondé et qu’il dirigeait désormais, les Atlanta Chiefs.

Il passa un long moment à me raconter avec toute la passion du monde ses débuts avec les Orlando Pirates, ironie du sort un club rival de son écurie actuelle, sa vie aux Etats-Unis, son retour au pays et la fondation de cette équipe. De belles heures de gloire vécues par le passé, mais le prestige semblait s’éteindre progressivement d’année en année, à part quelques coupes par ci, par la. Dix ans, très précisément, venaient de s’écouler depuis le dernier titre de champion des Chiefs. Une disette qui n’a que trop duré au goût du Kaizer local.

A la base, un coach déjà passé au club dans les années quatre-vingt, devait diriger l’équipe cette saison. Seulement, les demandes du président le poussèrent à refuser l’offre, et c’était la raison de ma présence ici.

« Monsieur Rodwell, sachez que je n’accepte plus de voir mon équipe finir systématique aux places d’honneur. Je veux démarrer un nouveau cycle, ne plus reproduire les erreurs passées. »

« Qu’attendez-vous de moi, monsieur ? »

« Le titre de champion. »

Il venait de me couper l’herbe sous le pied instantanément. Je jetais un regard rapide vers mon agent qui se contenta de hocher simplement de la tête. C’était un sketch, une caméra cachée ? Ce type, qui dit être mon meilleur ami, m’a vraiment fait me cogner onze heures de vol dans le flou le plus total pour qu’on me propulse coach d’une équipe dont j’ignore tout, dans un championnat dont j’ignorais l’existence et, cherry on the cake, je devais finir titré en fin de saison ?

« Qu’avez-vous accompli dans votre vie ? »

La voie de Motaung m’avait presque fait sursauter, mais eu le mérite de me sortir du capharnaüm qui résonnait dans ma tête.

« Pardon ? »

« Soyons honnête, vous n’avez pas une grande carrière derrière vous. J’ai eu des entraîneurs de toute nationalité, vous ne serez pas mon premier Anglais. Et comprenez bien que j’ai bien plus à perdre que vous. »

« Je peux difficilement vous contredire sur ce détail. »

Il m’insultait ? Parce que si c’était des encouragements, ils étaient très mal formulés. Je ne pense pas être plus susceptible qu’un autre, mais j’ai vraiment du mal à trouver du positif dans ses propos.

« Je vais vous faire part d’une grosse confiance, monsieur Rodwell. 4.600 euros par mois, sur un contrat de trois ans. »

Il glissa une petite pile de papiers vers moi, le contrat dont il parlait.

« Je ne vous ferais pas l’affront de vous considérer comme un mouchoir avec six mois ou un an. Trois ans, monsieur Rodwell. Vous sentez-vous capable de me rendre cette confiance ? »

J’inspirais rapidement avant de le fixer dans les yeux.

« En étant champion ? »

« Dix ans que j’attends, j’ai été bien trop patient. »

« Puis-je consulter mon agent un moment ? »

« Faites. »

A peine étions-nous sortis du bureau que je me pris la tête à deux mains.

« Dans quoi tu m’a embarqué David, putain ? »

« Arrête de te monter le crâne comme ça. »

« Tu te fous de ma gueule ? Y’a un proprio de club derrière cette porte qui veut me faire signer un papier m’engageant à être champion. »

« Et tu doutes de toi ? »

« Evidemment, idiot. J’connais rien à ce pays, son championnat ou ses joueurs. »

« Faut un début à tout mec. »

J’étais abasourdi par la légèreté de ses propos. Comme si tout ça n’était qu’un jeu, un amusement à mes dépends. Pourtant, autant dans son regard que dans le ton de sa voix, je sentais qu’il était sincère en me disant ça.

« Tu crois vraiment que je peux le faire ? »

« Tu veux qu’on rentre ? J’peux te trouver des chiottes à récurer en Conférence. »

Dix minutes plus tard, j’étais devenu pour la première fois coach en chef d’une équipe professionnelle…

[Je me doute que c’est un peu lent. Le sportif arrivera très vite, je ne pourrais, de toute évidence, pas développer d’avantage avant qu’Andy ne prenne ses marques.]
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Re: [Kaizer Chiefs] Grand saut vers l'inconnu.

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